La Compagnie du Hasard

Une histoire
 

La Compagnie du Hasard est née d’un homme – Nicolas Peskine* – auquel l’envie et la nécessité d’être auteur, metteur en scène, chef de troupe imposèrent l’idée d’un lieu, un théâtre, ancré dans une ville. Cette ville, ce fût Blois. Quand en 2004, la Compagnie s’est installé à Feings, l’aventure a pu continuer au Théâtre du Grand Orme, sur un territoire à la fois rural et touristique.
Dès 1977, la Compagnie a développé un répertoire original, composé pour moitié des créations de Nicolas Peskine, et pour l’autre de textes classiques ou d’auteurs contemporains croisés sur la route. Dès 1980, la Compagnie du Hasard est accueillie à Holstebro, au Danemark par Eugenio Barba, directeur de l’Odin Teatret. Il lui ouvre son réseau du « théâtre pauvre «, de « l’acteur poète ». Lors du Festival de Théâtre de rue de Jélénia Gora (Pologne), elle rencontre ceux qui deviendront les compagnons de route des Mir Caravane  de 1989 et de 2010. Ce sont des événements marquants de l’histoire de la Compagnie. Elles ont mis en vie des villages d’artistes qui sautent par-dessus les frontières et les langues pour construire un monde idéal de curiosité et d’échanges.
Deux choses encore marquent le trajet du Hasard et donnent un sens à sa ligne artistique :
les rencontres, de 1981 et jusqu’à sa mort, avec Roger Blin, immense metteur en scène, découvreur de l’écriture théâtrale de la deuxième moitié du XXème : Beckett, Genet, Adamov… Sa façon d’exercer son art est un modèle pour le Hasard mais aussi pour beaucoup de metteurs en scène et de troupes ;
une curiosité jamais complètement assouvie pour la terre africaine où elle a eu la chance de créer deux spectacles : Figaro à l’africaine au Burkina Faso en 1989, puis I Ko Tjokodi au Mali en 2009.

Une attention particulière aux publics
 

Si la création et sa diffusion constituent le cœur du travail de la Cie, une dimension l’accompagne d’une façon quasi-consubstantielle : celle de sa diffusion dans des espaces où elle n’est pas naturellement présente : petites villes et bourgs de l’espace rural, quartiers urbains dont une partie de la population se trouve exclue d’une rencontre avec l’art et ceux qui le font. Cette orientation de la diffusion de ses spectacles est complétée par une multiplication d’activités de formation et de sensibilisation.

Un patrimoine contemporain

La Compagnie du Hasard a, à son actif, depuis 1977, des dizaines de créations de spectacles de théâtre ; elle a monté parfois de grands auteurs du répertoire auxquels se sont ajoutés de nombreux auteurs contemporains : Nicolas Peskine bien sûr, mais nombre d’autres, et depuis 2010, une fidélité particulière à l’auteur Bruno Cadillon. Elle a passé des commandes pour des spectacles de rue, en 2009, à Juan Cocho, pour I Ko Tjokodi, création franco-malienne, puis en 2013 à Bruno Cadillon pour Le mystère Denis Papin. En 2014, pour Des cailloux et du pain, elle a proposé un travail de création singulier (écriture et mise en scène) issu de rencontres avec des habitants de la région, à Bruno Cadillon et Anouch Paré.
En 2015, Bruno Cadillon a écrit pour la troupe : Le Passage des Anges, une comédie romantique pour deux acteurs.
En 2016, la Compagnie du Hasard met en relief l’auteur Anton Tchekhov à travers trois de ses nouvelles, dans un spectacle intitulé Champagne !
En 2017, ce sont Shakespeare et ses gens de rien qui seront à l’honneur pour les quarante ans de la Compagnie du Hasard. Ce sera aussi l’occasion d’un hommage à son fondateur Nicolas Peskine avec une mise en vie de sa correspondance.


* Nicolas Peskine est mort en 2001. Danièle Marty a pris depuis la direction de la Compagnie du Hasard.

Compagnie du Hasard 
1 Bis Route de L'Orme - Favras
41120 - Feings - France

02 54 570 570