Mauerspringer (sauteur de mur) est soutenu par l’Europe dans le cadre de son appel à projets Creative Europe - Culture Sub programme (2014-2020). Il a été initié par Teatro Due Mondi (Italie), et réunit Theater Labor Bielefeld (Allemagne), Hortzmuga Teatroa
(Espagne), la Compagnie du Hasard (France) ainsi que Dah Teatar (Serbie), et le Théâtre de l’Unité (France).
Les troupes susnommées créeront, chacune de son côté, un spectacle en 2019 ayant pour thème : Mauerspringer, le titre du projet, en même temps qu’elles animeront des ateliers théâtre à destination de réfugiés vivant sur leurs lieux de résidence respectifs.
Les ateliers et les spectacles s’enrichiront au cours de temps de rencontres puis lors de festivals qui auront lieu en France (chez nous au Théâtre du Grand Orme en Loir-et- Cher), à Bielefeld, à Bilbao et enfin, à Faenza où tout le monde se retrouvera avec en invités vedettes les grandes troupes de théâtre de rue que sont le Théâtre de l’Unité et Dah Teatar.

Le site du projet : Mauerspringer

OFF
THE
WALL

Résumé


Le spectacle commence avec ces mots, les seuls du spectacle enregistrés sur la bande son : La famille Martin est une famille heureuse. Martial, le père, aime sa famille, il aime sa maison et ainsi, Martial est heureux. Martha, la mère, aime sa famille, elle aime son travail, et ainsi, Martha est heureuse. Vicky, la fille, aime se études, elle aime son papa, elle aime sa maman, et ainsi, Vicky est heureuse. Oui, la famille Martin est une famille heureuse. Mais ce soir, ni Vicky, ni Martha, ni Martial, ne se doutent qu’ils vivent leur dernier jour de bonheur…
En effet, dès le lendemain, le quotidien des Martin se retrouve bouleversé quand l’Etat décide la construction de deux murs. Le
premier au fond de leur jardin puis le deuxième au beau milieu de
la maison, coupant celle-ci en deux. Comment réagiront les Martin
face à ces murs voués à les protéger mais qui les privent de libertés élémentaires ? Se résigneront-ils ou non ? Comédie musicale et burlesque, Off the wall met en évidence les frontières visibles ou invisibles qui nous séparent les uns des autres.

Scénographie et costumes
Off The Wall étant une dystopie se déroulant dans un futur incertain, les costumes et les éléments de décor apparaissent comme étant à la fois étranges et familiers. Leur esthétique est aussi contemporaine que décalée. Antonin Boyot Gellibert a créé des costumes aux motifs peints et aux couleurs vives pour la famille, témoins de son bonheur passé.. Les représentants de l’Etat sont en tenue de camouflage quand l’armée et les fonctionnaires se confondent. Le pavillon, sans autres cloisons que le mur qui le traversera est meublé uniquement à partir de bidons détournés en fauteuils, tables, placard, etc. La scénographie joue également sur la verticalité structurant l’espace avec des palettes sur lesquelles les lits se retrouvent à différentes hauteurs donnant à l’ensemble une impression de capharnaüm organisé.
Michel Druez  a réalisé l’ensemble de ce mobilier, et signe la lumière du spectacle.

Un spectacle muet
Il n’est pas rare au théâtre que la langue devienne un obstacle, par les difficultés de compréhension qu’elle peut entraîner, par un vocabulaire parfois très ou trop soutenu ou simplement lorsqu’un spectacle souhaite traverser les frontières géographiques et linguistiques. Aussi, en choisissant de créer un spectacle complètement sans paroles, sur le modèle des films muets à la Charlot, ce sont ces murs invisibles que la Cie du Hasard choisit de briser. La compréhension des spectateurs se fait de façon simple, par le jeu et les expressions des comédiens, ainsi qu’une gestuelle parfois proche d’une chorégraphie.


La bande son


Le son est omniprésent dans Off the Wall. Des musiques aux styles hétérogènes, allant de Brahms à Pink Martini en passant par Nils Frahm, du jazz ambiance, du psy-trance, des berceuses ou du son
pur accompagnent les acteurs, soutiennent la chorégraphie de ce ballet absurde qu’est Off the Wall. L’histoire racontée se veut la plus limpide possible afin que chacun y retrouve des éléments de son histoire personnelle.

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Mise en scène  | Bruno Cadillon 

Avec | Bruno Cadillon Gilbert Epron , Emmanuel Faventines,  Maelle Koenig et  Danièle Marty
Scénographie | Michel Druez
Costumes | Antonin Boyot Gellibert
Durée | 1h05

Production Compagnie du Hasard





 

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de tournée

Off the wall 
Création 2019
comédie burlesque et musicale

 Dossier du spectacle |

M.Chevauché

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Spectacle émouvant. Un grand bravo aux artistes pour avoir su faire passer autant d'émotions sans aucun mot, sur un sujet d'actualité brûlant .

Aude Hissé‎

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Merci la Cie du hasard pour ce beau moment et belle route à cette pièce que j’ai trouvé superbe, universelle, si accessible et empreinte de réminiscences passées présentes et vigilance de l’avenir... pour tout cela mis en scène MERCI ! 

Christelle Leclerc

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Off the Wall...  sur / derrière le mur...  de l’autre côté..., mais de quoi ?!

Dans l’arrière-cuisine la plus moche de notre cerveau ? De notre société ?...

Un spectacle juste... ou juste drôle... ou presque pas... burlesque à souhait, complètement grinçant, jubilatoirement dénonçant...

Chacun y trouve son compte, en prend pour son grade ou bien pour ce qu’il souhaite…

De l’émotion... du rire aux larmes !

Une mise en scène affûtée dans des décors rondouillards... et des acteurs au plus près de la réalité...

Ça décrasse, ça fait du bien, ça rend moins stupide : bref ça fonctionne : A ne rater sous aucun prétexte !

Jean-François PERROUX

mes impressions critiques si elles sont lisibles :
OFF THE WALL



Le mur,
après le fruit dégusté,
les arômes et les vapeurs passés,
mes impressions critiques suscitées par vos expositions théâtrales bien heureusement vives et ardentes...

SYMBÔLE
Le spectacle théâtral,
... c'est le pied!
Les rouges pantoufles sublimes,
subliment encore et encore par leur pourvoir de séduction
(et de reproduction nécessaire à la survie),
... "les Chaussons Rouges",
où le diable se mêle au conte idyllique
(impossible de revenir en arrière une fois chaussés),
ROUGE.
Le symbole essentiel : "La Vie" (le coeur, le rouge, le sang, l'amour...),
ceci est, prenez et...

Les pantoufles sont le calice de la pièce,
code couleur = pas d'autre rouge que l'essentiel.
ni de rouge dans l'oppression,
ni de rouge dans la révolte,
(... du rouge dans les verres?),
juste à la fin où les pantoufles se font la malle...

LES MECHANTS
militaires au demeurant.
Pour un acteur gentil, le rôle d'un méchant le sublime...
Alors quoi de plus sublimatoire que de jouer les gentils méchants...
Le gars (l'homme) à qui on donne l'ordre d'être méchant,
mais qui y arrive pas...
Le jeu des portes qu'on ouvre, ou pas, caractérise bien l'envie d'être méchant.
On teste, ça marche, tant que ça marche on rejoue.
Mais dans la transe profonde (la transe, pas la France),
la capoeira du soldat devrait être lascive,
(et non brutale et explicite) comme un geste d'amour,
le couteau c'est mon organe (ma B.),
(ballet d'approche amoureuse et caressante, préliminaires).
Le soldat s'égare,
obéit à son père,
mais recherche sa mère...
(la mer intérieure... soldat l'amour t'a faussé compagnie(Bashung)).

LE DICTATEUR
Je suis ton Père, je pense, je te tue.
La paire d'ardoise que présente le dictateur pour signer (ou vendre) la terre promise emmurée n'explicite pas le rapport possible avec Moïse (s'il y en a un) par l'intronisation musicale des militaires, voir leur costume convenu...
Un décalage des accoutrements (type Brazil le film) pourrait questionner sur le "Chemin de la Liberté".
La signature des compromis, l'argent aidant certes, mais signatures à la craie blanche effaçable, blancheur code couleur du pouvoir.

MUSIQUE
(faut-t'il une musique de fin ou pas?)
Le rouge des pantoufles,
le coeur de l'action (du ressenti du spectateur),
la fin à toute chose répétitive (mélodie du bonheur),
l'exécution du soldat stoppe la mélodie,
place aux battements d'un coeur allant crescendo,
la mort invite l'impression auditive de la vie par les battements du coeur (citation Boltanski),
de plus en plus forte à mesure de la fin et de la ronde des comédiens saluant le public...

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Compagnie du Hasard 
1 Bis Route de L'Orme - Favras
41120 - Feings - France

02 54 570 570